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Association PlastiCorsica collecte et recyclage du plastique


Le contexte

Actuellement, les déchets d’emballages (plastiques, aluminium, etc.) sont collectés via des containers de tri sélectif et envoyé pour traitement sur le continent, ou jetés sans tri sélectif et destiné à être enfoui en Corse, dans des sites en limite de stockage.

Objectifs

Nous voudrions agir en rupture avec ces méthodes, et montrer que l’on peut recycler et réutiliser ces déchets plastique localement.
Bien entendu, au regard des volumes produits en Corse en général, et dans le bassin ajaccien en particulier, cette démarche ne pourra traiter qu’une partie des déchets. Néanmoins, elle devrait permettre de tester en conditions réelles la collecte ciblée et le recyclage, mais aussi de sensibiliser les gens de façon concrète.

Collecter le gisement

On collecte un gisement déjà « surtrié », avec les différents types de plastiques séparés.

Par exemple, grâce à un partenariat de type CHR (Café Hôtel Restaurant), on récolte exclusivement des bouteilles d’eau en plastique, des canettes en métal (acier, aluminium,...), mais aussi des gobelets jetables, des pailles, etc...

Si l’on veut récupérer des gisement plus hétérogènes (par exemple, le bouchon d’une bouteille de lait), on s’attache à trier exclusivement les bouchons d’un même type.
D’une manière générale, on ne mélange jamais les différents gisements (les bouchons de Saint-Georges avec les bouchons de Saint-Georges, ceux de Zilia avec ceux de Zilia, ceux des bouteilles de lait, bien que du même bleu que ceux de Zilia, sont en PP et pas en PE-HD).

Sans traçabilité du gisement (exemple typique, un morceau de plastique sans marquage, ou sale) nous ne le récoltons pas. Sa destination sera le bac de recyclage prévu à cet effet.


Séparation

Nous avons nécessité de séparer le bouchon et sa bague (PE-HD), l’étiquette (PE-BD, PVC, papier...) et le corps de la bouteille (PET). Nous allons utiliser un procédé de fabrication et une destination finale qui nous permettra d’ignorer les résidus de colle et les bactéries éventuellement présentes dans l’eau.

C’est une partie fastidieuse et longue, qui sur le continent est opéré dans des usines de sur-tri. Différents procédés sont mis en œuvre pour séparer les différents types de  plastiques (broyage, soufflage, lavage, tri optique, etc.).
Une telle usine nécessite un bassin de vie d’environ 6 millions d’habitants. Dans notre société insulaire, cette méthode est inconcevable. Envoyer ces produits dans ce genre d’usine nécessite un transport bateau, aussi onéreux en terme de prix que de bilan carbone.

Pour éviter ça, nous avons une nécessité absolue d’être extrêmement exigeant sur la qualité du gisement. Un tri manuel est le plus simple et le plus adapté (chaque produit identique va dans le même bac).
 

La sélection des points de collecte du gisement est évidemment cruciale. On peut solliciter, par exemple :
 

  • CHR Cafés Hôtels Restaurants (bouteilles en plastique)
  • Entreprises (gobelets usagés des fontaine à eau ou des machines à café) 
  • Fleuristes (pots en PP, PolyPropylène)
  • Plombiers (tuyaux PVC) - ...

Broyage

Afin de pouvoir réutiliser le plastique, nous allons le transformer en paillettes très fines, à l’aide d’un broyeur spécifique. Ce procédé apporte également l’avantage de réduire considérablement le volume, principal ennemi du transport.

Idéalement, après formation, on pourrait installer des broyeurs dans différents endroits (écoles, villages, quartiers...) et ne récolter que les paillettes.


Stockage

Le stockage du plastique est différent selon son cycle de vie :

- Bouteille plastique pleine : habituellement rangée dans pack
- Bouteille plastique vide : volume supérieur car séparé du pack
- Eléments séparés, bouchons, étiquettes, corps de la bouteille : Volume encore supérieur au précédent. Une bouteille plastique prends autant de volume avec ou sans son bouchon ou son étiquette. Séparer les 3 augmente le volume de stockage.

- Eléments séparés broyés en paillettes : volume considérablement réduit, stockage optimum !

Nous allons autant que possible utiliser des produits recyclés pour le stockage. Exemples :

Bouteille d’eau de 1,5 L : idéal pour stocker les paillettes. Pour remplir la bouteille vide, nous aurons besoin d’un entonnoir. Le haut d’une bouteille découpée par exemple. Pour la fixer, 2 bouchons découpés et soudés l’un à l’autre.

Une bouteille de 1,5 litre contient ainsi environ une trentaine de corps de bouteilles. Elle contient également environ une centaine de bouchons. L’usage nous permettra d’affiner ces chiffres, et ainsi que déterminer une unité de collecte, avec un prix correspondant.

Pour stocker ces bouteilles, nous pourrions fabriquer des caisses en bois de palette, là encore en recyclant des déchets.


Transformation

L’idée principale est de valoriser ce plastique en produisant des produits de consommation courante, disponible à la revente. Pour cela, nous allons appliquer les idées d’un designer hollandais, Dave Hakkens, qui a conçu des machines simples et efficace pour le recyclage manuel du plastique. Tout est expliqué à travers des vidéos, des plans libres de droits, des applications pratiques, et des tutoriels sur le site preciousplastic.com. Precious Plastic nous propose 3 machines fabrication, en plus du broyeur qui fournit la matière première en paillettes :

Extrudeuse : Le plastique est récupéré sous forme de filament, ou toute autre profil suivant la forme de sortie. Certains de ces filaments en PET pourraient être réutilisé dans des imprimantes 3D. On peut aussi imaginer toute sortes débouchés à chaud ou à froid.

On peut également fabriquer toutes sortes de tubes, planches, poutres... et les débouchés sont infinis, du mobilier par exemple !

Injection : Il est nécessaire d’avoir un moule. On peut les acheter prêts à être utilisés, ou en fabriquer en aluminium à moindre coût :

- Johé Bruneau (johebruneau.com) - MOCN de la Maths Sup Techno du lycée Laetitia Le prix d’un moule oscille de quelques euros à quelques dizaines de milliers d’euros... On doit envisager de les fabriquer artisanalement sur place !

Compression : Elle permet la fabrication de plaques, plus ou moins épaisses. Si nous arrivons à contrôler l’épaisseur de la plaque, nous pourrions réutiliser ces plaques dans d’autres machines. La machine à graver mécanique ou au laser, thermoformage, menuiserie.

On peut également créer des formes plus élaborées, comme des bols par exemple. La machine est modulable en changeant le moule. Des moules de forme simples peuvent être fabriqués localement en fer ou en acier par un ferronnier.


Partenaires initiaux du projet

Jean-Pierre Angelini, gérant de société
Sébastien Bonardi, agriculteur, permaculture, milieu associatif D
avid Pernicci, Fab Manager au FabLab Ajaccio
Jennifer Galtié, secrétaire gestionnaire au CNRS
Jonathan Curti, éducateur sportif, RecyclaCorse, Recycla Raid.


Financement

Investissement : Recherche d’éco-partenaires qui participeront à une collecte quotidienne Financement participatif (plateforme Move.corsica) ADEME, OEC : appels à projet en économie circulaire en 2018 CAPA : cycle de réflexion TZDZG

Moyens logistiques : Installation des machines de production au FabLab Ajaccio, pour la phase de tests. Installations du (des) broyeur(s) à déterminer. A terme, pourquoi pas un dans chaque quartier d’Ajaccio et dans chaque village de Corse.

Ensuite, il sera nécessaire de trouver un local de 100 à 200 m2, dans le Pays Ajaccien.

Fonctionnement : La vente des produits manufacturés doit assurer la viabilité économique du projet. L’éco-sensibilisation (intervention en milieu scolaire, en entreprise) La formation (utilisation d’imprimante 3D, atelier vannerie,...)


Ressources Humaines

A court terme : Bénévolat (membres fondateurs de l’association)

A moyen terme : Volontaires en service civique

A long terme : CDI (2 ou 3 pour commencer) Atelier Chantier d’Insertion (10 à 20 personnes dans le cadre de l'Économie Sociale et Solidaire)

Emplois indirects : Collecte (10 à 20 emplois, rien que sur la région ajaccienne) Artisanat (vannerie, mobilier, déco...) Création d’industries inexistantes en Corse (Plasturgie, métallurgie)


Contact :

Jean-Pierre Angelini
06 11 09 96 71
jp@plasti.corsica

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